Inchallah !

Inchallah, si Dieu le veut! Que ton souhait soit exaucé! Inchalla, expression passe-partout quotidiennement utilisée par des millions de personnes de par le monde arabo-musulman, et qui se répand un peu partout dans le monde occidental grâce surtout au cinéma.

Illustration Anastassia Elias

Illustration Anastassia Elias

Dans son acception étymologique, Inchallah souligne la prééminence de la volonté de Dieu par rapport à celle de l’homme. Elle implique que l’homme n’est pas maître de son destin, que l’imprévu peut surgir « au coin de la rue », qu’en toute chose, le dernier mot en revient à Dieu. C’est là le fameux « fatalisme arabe » face à la vie, un fatalisme qui traduirait la soumission à la volonté divine et qui favoriserait l’inhibition devant l’action.

Au-delà de l’étymologie et de la dimension spirituelle, l’usage quotidien en a fait une expression-réservoir pouvant accueillir toute sorte de connotations. Lorsque l’on pose à un arabe la question: « viendras-tu me voir demain? » et qu’en guise de réponse il nous lance son laconique Inchalla, on est en droit de lui demander des précisions.

Inchallah, selon le contexte, pourrait signifier l’affirmation comme la négation ou même le doute. Il est donc impératif, pour en saisir la portée, de se reférer au contexte, à notre connaissance du personnage et au ton sur lequel elle a été prononcée.

Même si, à l’origine, Inchallah était porteuse d’une certaine idée de la volonté divine, l’usage contemporain l’a, en quelque sorte, « laïcisée« . N’est-elle pas utilisée quotidiennement par des gens qui n’ont jamais cru à l’intervention divine dans la vie de l’homme?

Publié également sur le site de l’association Omar Le-Chéri

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