Limonade : à l’origine, le limon!

Chambrée ou glacée, concentrée ou diluée, avec ou sans sucre, une limonade, ça se sert dans un verre, ça se déguste avec les lèvres! Une limonade, ce n’est pas du coca! Pas de gobelet, pas de chalumeau! Tout comme sa cousine, la citronnade et sa nièce, l’orangeade.

Illustration d'Anastassia Elias

Illustration d’Anastassia Elias

Servie avec de l’eau gazeuse, la limonade est pétillante et « pique les gorges desséchées de mille aiguilles rafraîchissantes. » (Albert Camus). Il y en a qui la préfère avec du miel, d’autres, pourquoi pas, avec de la banane. Les substances avec lesquelles elle se marie bien sont nombreuses: mélangée avec de la bière, elle donne du panaché! Avec du rhum et c’est du punch.

La limonade conserve une présence à part dans une société de consommation marquée par les boissons gazeuses, les canettes et les boîtes à paille. D’ailleurs, elle s’est mise à l’heure d’Internet. Elle a maintenant son site (http://www.limonade.com) dédié à la limonade artisanale. C’est de l’eau gazeuse, du sucre, du citron et de l’acide citrique pour la conservation, le tout dans une bouteille à bouchon mécanique de porcelaine. Ses promoteurs entendent ainsi perpétuer une limonaderie familiale à production traditionnelle vieille de plus de cent ans.

Le terme Limonade est une dérivation de limon, fruit du limonier. Le limon est un citron très acide. Le mot limon provient de l’arabo-persan limoun. Attesté depuis le 14e siècle, limonade a probablement transité par l’espagnol car limonade, en espagnol, se dit limonada. Ce dernier vocable est toujours usité dans certains dialectes arabes pour désigner une boisson à base de citron et même à base d’orange. Cette extension à l’orange peut se justifier par le fait que le terme arabe limoun est parfois utilisé pour désigner l’orange et non pas le citron.

Le citron et les essences
Le citron, qui est à la base de la limonade, est un fruit contenant de fortes quantités d’acide citrique. Depuis longtemps on lui attribue des vertus curatives. C’est l’Écossais James Lind qui a démontré, au milieu du 18e siècle, l’efficacité du jus de citron ou d’orange dans le traitement et la prévention du scorbut, maladie due à l’insuffisance de vitamine C dans l’alimentation, qui causait alors des ravages parmi les équipages des voiliers.

Le citron agrémente la nourriture et la confiserie (glace au citron, tarte au citron…). Son goût, légèrement acide, désaltère et donne du piquant. Il participe de ces arômes qui enchantent l’odorat. Il fait partie de ce qu’on appelle les essences végétales. Ces essences sont des substances volatiles et odorantes contenues dans les végétaux. A faible dose, certaines substances, dont celle qui est issue du citron, ont un effet favorable sur la digestion.

Les essences sont également employées en thérapeutique soit pour leurs propriétés aromatisantes (essences d’anis, d’orange amère), soit en raison de vertus curatives propres: actions antiseptiques des voies respiratoires. Enfin, l’industrie de la parfumerie et des cosmétiques consomme d’importants tonnages de plantes à essences: rose, jasmin, violette, verveine, citron, santal.

Publié sur le site de l’association Omar Le-Chéri

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