Archives pour la catégorie Expositions

Pierre Monestier, ou la poésie en couleurs

L’exposition* de Pierre Monestier s’intitule Histoires sans paroles, mais beaucoup de ses tableaux sont de la pure poésie. Ils font naître des mots et des phrases. Ils renvoient à une vision où l’onirique et le réel fusionnent dans des formes inattendues qui s’imposent aussi bien par leur impact visuel que par la force des contrastes.

Un univers singulier bien décrit par Aurélie Barnier dans la préface du catalogue édité à l’occasion de l’exposition. Je me permets de reproduire ici quelques extraits de son texte:

« Pierre Monestier dispose de troublantes figures aux couleurs vives, gaies parfois, mais qui jouent aussi avec notre inquiétude… un sens du détail ne dévoilant toutefois que l’essentiel… Le peintre propose une histoire… mais dans un espace non narratif qui, s’il semble clos parfois, peut aussi déborder le cadre du tableau pour évoquer le manque…

« Les paysages sont autant de reconstructions mentales et sensorielles réalisées avec des moyens délibérément réduits et une précision hyperréaliste… Compositions, figures et tonalités dénotent les influences de la puissance poétique des représentations de l’Egypte ancienne, du Symbolisme, de l’art naïf, de celui des monstres, de la Nouvelle Objectivité, d’un Neo-Surréalisme assumé…

« … l’univers de PM est aussi celui de la surprise et de l’inquiétude de l’homme à la merci du monstre, de l’environnement hostile, du hasard…

« Le travail de Monestier n’est pas sans rappeler la conception aristotélicienne de l’artiste eu égard à son usage de la nature : en tant qu’elle est fond et source d’inspiration de ses monstres biomorphiques… il la parachève singulièrement, se faisant ainsi démiurge créateur d’un nouveau monde, personnel autant qu’ouvert à toutes les interprétations. Nous sommes ainsi projetés au carrefour de notre propre réalité intérieure, de nos peurs et de nos fantasmes…»

Découverte due à ChadouYama.

Source : Artegalore

*Artegalore, 14 rue du Moulin Joly, 75011 Paris, du 18 septembre au 15 novembre 2008
 
 

Une armée en terre cuite à la Pinacothèque de Paris

Une cité souterraine de 54 km2 a été découverte en mars 1974 dans la province chinoise Xi’an. En retournant la terre, deux paysans tombent sur la statue d’un soldat en argile. Il s’agissait d’une armée en argile enfuie depuis 22 siècles, installée par le Premier empereur de Chine, Qin Shihuangdi, bâtisseur de la Grande muraille.

Près de 7000 soldats en terre cuite

Près de 7000 soldats en terre cuite

Photo Flickr en Creative Commons de Mick Y

L’exposition « Les Soldats de l’Éternité » à la Pinacothèque de Paris, 28, place de la Madeleine (15 avril au 14 septembre) propose un aperçu de cette armée enfuie du Premier empereur de Chine. Mais aussi des objets de la vie courante, de luxe, vases, pièces de monnaie, bijoux et pendentifs en jade. 20 guerriers et 120 pièces sont exposés.


Les soldats de l’Eternité par NajaPresse

L’armée en terre cuite ne représente qu’une partie de la tombe du Premier empereur, décrit comme un personnage sanguinaire préoccupé par l’immortalité. Le cumulus de la tombe se trouve au centre d’un complexe qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres.

La tombe de Qin Shihuangdi a été conçue comme un modèle du domaine sur lequel il avait régné. Il entendait ainsi continuer à régner après sa mort. Dès le début de son règne, Qin Shihuangdi avait fait creuser une montagne pour y installer sa future tombe. On y installa des palais, un jardin impérial, des bijoux, des objets rares et une armée en terre cuite de 7000 statues avec leurs chars et chevaux.

L’Empereur chinois est allé plus loin que les Pharaons en reproduisant dans la tombe toutes les formes de la vie courante. On estime à près de 700 000 les hommes et femmes réquisitionnés pour construire la cité souterraine. Le même empereur se servait de près de 300 000 personnes pour construire la Grande muraille.

Heureusement que les mégalos d’aujourd’hui ne disposent pas de tant de moyens pour s’assurer la « vie éternelle ».

« Du vent dans les branches » au Jardin du Luxembourg

Au hasard d’une promenade au Jardin du Luxembourg à Paris, on découvre une exposition à ciel ouvert. Il s’agit de la 9e édition d’une exposition organisée par le Sénat à la fin de chaque printemps. L’expo regroupe cette année 41 artistes. Les œuvres exposées appartiennent à un courant de l’art contemporain qui mêle les supports et les techniques et qui mélange abstraction et figuration.

Parmi les œuvres les plus spectaculaires, une sculpture en bronze « Le Prophète » de Louis Derbré, de 650 cm de hauteur.

Egalement, une sculpture originale en bronze de Robert Combas « Le Pot de Jambes en Bouquet de Pieds et de Mollet » (2007)  de 335 cm de hauteur.

Guy Ferrer expose 9 sculptures en bronze représentant chacune une lettre du mot « Tolérance »

D’autres sculptures parsèment les pacours du jardin.

P.S.
Ce billet a été privé de ses photos. Droits d’auteurs obligent.

Dada au Centre Pompidou à Paris

Est-ce raisonnable ?

Plus de 1 000 œuvres de 50 artistes, peintures, sculptures, photographies, collages, enregistrements sonores et cinéma, couvrant la période Dada de 1916 à 1924, sont exposés au Centre Pompidou-Musée national d’art moderne à Paris jusqu’au 9 janvier 2006. L’exposition affiche de quoi souligner le contraste avec le contexte contemporain.

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